Vingt-sept termes définis en trois lignes chacun, pour comprendre un mot entendu en réunion sans lire un article entier.
Ce glossaire d'All-in Solution réunit vingt-sept termes du numérique et de l'intelligence artificielle, définis en deux à quatre phrases chacun. Chaque définition se lit seule, sans connaissance préalable et sans renvoi aux autres. Elle est volontairement simplifiée pour un usage professionnel courant : comprendre un mot, décider s'il concerne votre entreprise, et poser la bonne question ensuite.
Ce glossaire sert à une chose : vous permettre de comprendre un terme entendu chez un fournisseur, lu dans un devis ou glissé dans une réunion, sans avoir à parcourir un dossier complet. Chaque entrée se lit indépendamment des autres. Vous pouvez arriver directement sur un mot et repartir aussitôt.
Les définitions sont volontairement simplifiées. Elles visent l'usage professionnel courant, pas la rigueur académique : un chercheur trouverait à redire sur plusieurs d'entre elles, et il aurait raison. Nous avons préféré une formulation qu'un dirigeant de PME peut utiliser tout de suite à une formulation exacte que personne ne retient.
Les termes sont regroupés en quatre familles : l'intelligence artificielle, les données et la sécurité, la visibilité en ligne, les sites web. Quand un sujet est traité en profondeur ailleurs sur ce site, un lien discret figure dans la définition.
Nom donné à un ensemble de techniques permettant à un programme d'accomplir des tâches qui réclament d'ordinaire un jugement humain : trier, prévoir, rédiger, reconnaître. Le mot recouvre des procédés qui n'ont presque rien en commun, du filtre anti-spam à l'assistant conversationnel. Il désigne un champ de recherche, jamais un produit précis, ce qui explique une bonne part des malentendus. Les repères détaillés figurent sur la page intelligence artificielle.
Famille de systèmes qui fabriquent un contenu nouveau, texte, image, son ou code, à partir d'une consigne rédigée en langue courante. Elle se distingue des systèmes qui se contentent de ranger une information dans une catégorie prévue à l'avance. C'est cette famille que l'on rencontre dans les assistants conversationnels accessibles depuis un navigateur.
Programme entraîné sur d'immenses volumes de texte pour deviner la suite la plus plausible d'une phrase. En enchaînant ces prédictions mot après mot, il produit des réponses cohérentes. Il ne consulte aucune base de connaissances au moment où il répond : il calcule ce qui a le plus de chances de venir ensuite.
Consigne que vous écrivez pour obtenir un résultat d'un outil d'IA générative. Une invite qui précise le rôle attendu, la situation, le format et la longueur donne un résultat nettement plus exploitable qu'une question posée en trois mots. On dit aussi requête ou consigne : le terme anglais s'est simplement imposé le premier.
Quantité de texte qu'un outil peut prendre en compte en une seule fois : votre consigne, les documents que vous lui fournissez et l'historique de la conversation en cours. Au-delà de cette limite, les éléments les plus anciens sortent du champ et cessent d'être pris en compte. C'est pourquoi une très longue discussion finit par oublier son début.
Réponse fausse mais formulée avec assurance par un outil d'IA générative : une source inventée, une date erronée, une disposition légale qui n'existe pas. Ce n'est pas une panne, c'est une conséquence du fonctionnement même de ces systèmes, qui produisent du plausible et non du vérifié. Toute information factuelle qui sortira de chez vous doit donc être recontrôlée à sa source.
Phase de construction d'un modèle, pendant laquelle il analyse d'énormes quantités d'exemples pour en tirer des régularités. Elle est réalisée par l'éditeur, elle coûte très cher, et elle a lieu une fois pour toutes. Un modèle ne sait donc rien de ce qui s'est produit après la fin de son entraînement, sauf si on le lui fournit dans la conversation.
Opération qui consiste à reprendre un modèle déjà entraîné et à le spécialiser sur vos propres exemples : vos courriers types, votre vocabulaire de métier, vos formats de document. Elle coûte infiniment moins qu'un entraînement complet, mais suppose un jeu d'exemples propre et suffisamment nombreux. Pour la plupart des petites structures, une bonne consigne et de bons documents fournis suffisent à obtenir le même effet.
Moment où un modèle déjà entraîné produit une réponse à partir de votre demande. C'est l'étape que les fournisseurs en ligne facturent à l'usage, et celle qui mobilise votre propre matériel lorsque le modèle tourne dans vos locaux. Elle ne modifie pas le modèle : celui-ci ressort de l'opération exactement tel qu'il y est entré.
Outil auquel on confie un objectif plutôt qu'une question unique, et qui enchaîne de lui-même plusieurs étapes pour l'atteindre : lire un fichier, chercher une information, remplir un formulaire, préparer un envoi. Son intérêt tient à ce qu'il parcourt le trajet complet. Son risque aussi : une erreur commise au début se propage jusqu'au bout sans que personne s'en aperçoive.
Mise en place d'un enchaînement qui se déclenche seul dès qu'un événement survient, sans intervention humaine. Elle n'exige aucune intelligence artificielle : beaucoup de temps gagné dans une petite entreprise vient de règles simples et parfaitement prévisibles. On n'y ajoute de l'IA que lorsqu'une étape demande d'interpréter un contenu plutôt que d'appliquer une règle.
Modèle installé sur un ordinateur ou un serveur de l'entreprise, qui fonctionne sans envoyer quoi que ce soit à un service extérieur. Les documents traités ne quittent pas les murs, ce qui change la nature de la question juridique posée. En contrepartie, il faut du matériel, de l'électricité et quelqu'un pour entretenir l'installation. Le raisonnement complet est exposé sur la page pourquoi une IA locale.
Fait de conserver ses données sur des serveurs situés dans un pays donné et soumis à son seul droit. Pour une entreprise suisse, cela signifie en général des serveurs en Suisse. Attention : la localisation physique ne règle pas tout, il faut aussi regarder à qui appartient la société qui exploite ces serveurs et à quelle législation elle répond.
Usage d'outils d'intelligence artificielle par des collaborateurs sans que la direction le sache ni l'ait autorisé, le plus souvent depuis un compte personnel gratuit. Ce n'est presque jamais un geste malveillant : c'est la réponse spontanée d'une équipe à une charge de travail réelle. Le problème est qu'aucune trace n'existe de ce qui est sorti de l'entreprise. Ce point est développé sur la page IA locale et sécurité.
Toute information se rapportant à une personne identifiée ou identifiable : un nom, une adresse, un numéro de téléphone, une photo, un salaire, et aussi un faisceau d'éléments qui, réunis, permettent de reconnaître quelqu'un. En Suisse, leur traitement relève de la loi fédérale révisée sur la protection des données, en vigueur depuis le 1er septembre 2023 et applicable aux PME sans exception. Le sujet est traité sur la page IA et protection des données.
Obligation légale de silence qui pèse sur certaines professions, notamment les avocats, les notaires et les médecins, et qui couvre tout ce qu'un client leur confie. Elle interdit de transmettre ces informations à un tiers en dehors des cas prévus par la loi. Un service en ligne à qui l'on colle le contenu d'un dossier est un tiers. Les conséquences pratiques sont détaillées côté professions juridiques.
Transformation d'un document de manière qu'aucune personne ne puisse plus y être reconnue, y compris en le recoupant avec d'autres sources. À ne pas confondre avec la pseudonymisation, qui remplace les noms par des codes tout en gardant la possibilité de remonter à la personne. Un dossier dont on a retiré les noms mais qui reste riche en dates, en montants et en circonstances demeure souvent identifiable.
Procédé qui rend un fichier ou un message illisible pour qui ne détient pas la clé. On le rencontre au repos, sur un disque ou une sauvegarde, et en transit, symbolisé par le cadenas du navigateur. Il protège contre l'interception et contre le vol de matériel, mais pas contre l'usage que fera de vos données le service auquel vous les avez volontairement remises.
Ensemble des travaux destinés à faire apparaître un site dans les résultats non payants des moteurs de recherche. Il porte sur trois plans : le contenu, qui doit répondre aux questions réellement posées, la technique, qui doit rendre les pages rapides et lisibles, et la réputation, faite des liens que d'autres sites pointent vers le vôtre. Ses effets se mesurent en mois. La démarche est décrite sur la page visibilité digitale.
Déclinaison géographique du référencement : apparaître lorsqu'une personne cherche une prestation près de chez elle. Il dépend moins du contenu du site que de la cohérence des informations publiées sur l'entreprise, nom, adresse, horaires, et des avis qu'elle a reçus. Pour un commerce ou un artisan qui travaille dans un rayon de quelques kilomètres, c'est souvent le levier le plus utile.
Abréviation de generative engine optimization : le travail qui vise à faire citer une entreprise par les assistants d'intelligence artificielle, ceux qui formulent une réponse directe au lieu d'afficher une liste de liens. Il repose moins sur les mots-clés que sur des pages dont chaque passage se comprend isolément et peut être repris tel quel. Le sujet a sa page : visibilité dans les IA.
Informations ajoutées dans le code d'une page pour en décrire le contenu dans un format que les machines lisent sans ambiguïté : horaires, adresse, tarifs, questions fréquentes, avis. Elles sont invisibles pour le visiteur. Leur rôle est d'éviter qu'un moteur ou un assistant doive deviner, et donc de réduire le risque qu'il reprenne une information inexacte.
Fiche publique qui présente une entreprise dans les résultats de recherche et sur les cartes : adresse, horaires, téléphone, photos, avis des clients. Elle est gratuite et se met à jour par le propriétaire de l'entreprise, à condition qu'il en ait revendiqué la gestion. Pour beaucoup de petites structures, elle est consultée plus souvent que le site lui-même.
Adresse que l'on tape pour arriver sur un site. Il se loue à l'année auprès d'un bureau d'enregistrement et ne reste le vôtre que tant que la location court. Un point mérite d'être vérifié une fois pour toutes : le domaine doit être enregistré au nom de votre entreprise, jamais à celui du prestataire qui a réalisé le site.
Location de l'espace, sur un serveur allumé en permanence, où sont déposés les fichiers qui composent votre site. C'est un poste distinct du nom de domaine et de la réalisation du site, même si les trois sont souvent facturés ensemble. Le pays où se trouve le serveur détermine le droit applicable aux données qu'il contient. Les modalités figurent sur la page création de site web.
Instruction qui envoie automatiquement un visiteur d'une ancienne adresse vers la nouvelle, en signalant aux moteurs que le déplacement est définitif. C'est l'élément le plus souvent oublié lors d'une refonte. Sans elle, les pages qui étaient bien placées disparaissent des résultats et tous les liens existants aboutissent à une page d'erreur.
Se dit d'un site dont la mise en page s'adapte seule à la taille de l'écran, du téléphone au grand moniteur, sans obliger le visiteur à zoomer ou à faire glisser la page de côté. Ce n'est plus une option : une part importante des visites arrive depuis un mobile, et les moteurs de recherche examinent la version téléphone en priorité.
Il ne remplace pas un avis sur votre situation. Savoir ce qu'est une donnée personnelle ne dit pas si vous avez le droit de mettre tel fichier dans tel outil : cela dépend de la nature des informations, de votre secteur et de vos engagements contractuels.
Il n'est pas non plus exhaustif, et ne cherche pas à l'être. Le vocabulaire du domaine se renouvelle vite, et la moitié des termes qui circulent aujourd'hui auront disparu dans trois ans. Nous n'ajoutons ici que les mots qu'un dirigeant a réellement des chances de rencontrer.