Ni le local ni le cloud ne sont bons par principe : voici les critères qui tranchent, et quand nous recommandons quoi.
Trois architectures existent : l'IA en ligne, l'IA installée dans vos locaux, et l'architecture mixte qui combine les deux. All-in Solution arbitre entre elles à partir de sept critères : nature des données, usages visés, obligations de confidentialité, sécurité, budget, infrastructure existante et besoin de contrôle. Dans la majorité des entreprises, la réponse retenue est mixte.
Tout en ligne. Vos requêtes partent chez un fournisseur qui héberge le modèle et facture l'accès, le plus souvent par personne et par mois.
Tout sur place. Le modèle tourne sur une machine qui vous appartient, et ce que vous lui soumettez ne quitte pas votre réseau.
Mixte. Les deux coexistent, et une règle écrite décide ce qui part en ligne et ce qui reste à l'intérieur.
En pratique, la troisième l'emporte, pour une raison élémentaire : personne ne manipule un seul type d'information. Une étude rédige des pièces couvertes par le secret, mais aussi des offres et des textes pour son site. Tout traiter au même endroit revient à surprotéger ce qui n'en a pas besoin, ou à exposer ce qui ne devrait pas l'être. La question est donc rarement « local ou en ligne », mais « quelle donnée va où ».
Faites l'inventaire avant de choisir l'architecture, et non l'inverse. Si la part réellement sensible est marginale, elle peut être isolée sans rien installer. Si elle constitue le cœur du métier, l'installation sur place mérite d'être chiffrée.
Rédiger, résumer, classer et interroger vos propres documents se fait très correctement sur une machine locale. Produire des images, traiter la voix en direct ou disposer des modèles les plus récents reste plus simple en ligne. Ces usages fixent la puissance nécessaire, donc le prix du matériel.
C'est le seul critère qui peut clore la discussion à lui seul. Un secret professionnel, une clause contractuelle ou l'exigence d'un mandant peuvent interdire la transmission de certaines pièces à un tiers, quelles que soient les garanties affichées. Ce point relève du droit avant de relever de l'informatique, et il se tranche en premier. Ce que l'installation sur place règle, et ce qu'elle ne règle pas, est traité sur la page consacrée à la question.
En ligne, elle est prise en charge par le fournisseur, mais vous en dépendez sans pouvoir la vérifier. Sur place, elle vous revient : mises à jour, sauvegardes, gestion des accès, fermeture du local. Un serveur posé dans un bureau de passage n'offre rien de plus qu'un service en ligne sérieux, et n'avoir personne pour s'en occuper est une raison valable de rester en ligne.
Un abonnement se règle chaque mois, s'interrompt quand vous le décidez et n'immobilise aucune trésorerie. Une installation concentre la dépense à l'achat, puis s'amortit sur plusieurs exercices. Ce n'est pas qu'une affaire de total : le choix appartient autant à votre fiduciaire qu'à votre informaticien.
Un serveur, un local technique ventilé, une connexion stable, un prestataire informatique déjà présent : chacun de ces éléments raccourcit la marche à franchir. Le matériel, dont le DGX Spark de Nvidia, est décrit sur la page consacrée au déploiement.
Demandez comment vous récupérez vos contenus, sous quel format, et ce qu'il en reste chez le prestataire après résiliation. Demandez aussi ce qui arrive si le service change de tarif ou de propriétaire. Une installation sur place rend ces réponses évidentes, au prix de l'entretien ; en ligne, elles dépendent d'un contrat qu'il faut lire avant de signer.
Trois personnes, aucune donnée confidentielle, pas de serveur et personne pour l'administrer : une installation coûterait ici plus qu'elle n'apporterait. Un service correctement paramétré, hébergé en Suisse, suffit largement.
Deux situations le justifient sans débat. Une obligation professionnelle qui interdit de confier certaines pièces à un tiers, quel qu'il soit. Ou un usage devenu si étendu que le cumul des abonnements dépasse ce qu'aurait coûté une machine.
Le raisonnement économique, sans chiffres. Un abonnement se facture par utilisateur et par mois : plus l'outil est adopté, plus la ligne budgétaire grossit, et elle ne s'arrête jamais. Une installation concentre l'effort au départ, puis se réduit à l'électricité, à l'entretien et au remplacement du matériel. Deux courbes, donc : l'une progresse avec l'effectif équipé, l'autre reste presque plate. Où elles se croisent dépend de votre volume et de la machine retenue. Nous ne le devinons pas, nous le posons sur vos propres montants, et il arrive que le croisement n'ait jamais lieu.
Ce que cette page ne fait pas : elle ne vous donne pas la réponse. Tant que nous n'avons pas vu vos données, vos usages réels et votre infrastructure, toute recommandation ne serait qu'une opinion, et nous n'en vendons pas. C'est le rôle de l'audit IA.
Oui, et c'est un chemin fréquent. Démarrer en ligne sur des usages non sensibles permet de mesurer l'adoption réelle avant d'immobiliser un budget, à condition de vérifier dès le départ comment vous récupérez vos contenus et vos réglages.
Pas nécessairement. Elle évite de dimensionner une machine pour des usages qui n'en ont pas besoin, et de payer des accès en ligne pour des données qui n'ont pas le droit de sortir. Sa difficulté est ailleurs : il faut une règle claire, et des collaborateurs formés.
Non. Les données restent sur le territoire et sous droit suisse, mais elles sont confiées à un prestataire, sur des machines que vous ne possédez pas. C'est un intermédiaire souvent pertinent, pas un équivalent du local.
Ces sept critères ne se remplissent pas à distance : ils demandent de voir vos dossiers, vos outils et votre équipe. L'audit se déroule sur une demi-journée dans vos locaux et se termine par une proposition, avec son Alternative.