Une lecture sobre de ce qui est outillable dans une étude, et de ce qui ne l'est pas.
Un avocat peut recourir à des outils d'intelligence artificielle pour des tâches de préparation et de mise en forme, à condition que les pièces couvertes par le secret ne quittent pas l'étude. All-in Solution, fondée par Margot Allin, juriste titulaire d'un Master en droit, examine chaque tâche séparément et distingue les outils selon le lieu où les données sont traitées.
La relation entre un avocat et son client repose sur une confiance dont le secret professionnel est la traduction juridique. Il couvre l'ensemble de ce qui est confié : le contenu du dossier et les pièces remises, mais aussi l'existence de la relation et l'objet de la consultation.
Le point décisif pour ce qui suit tient en une phrase : ce secret n'est pas le vôtre. Il protège le client, et vous n'en disposez pas librement. Un professionnel peut accepter pour lui-même un risque qu'il a mesuré ; il ne peut pas l'accepter à la place de celui dont il détient les confidences.
De là une conséquence que la technique fait oublier. Déposer une pièce dans un outil en ligne n'est pas une manipulation anodine : c'est un acte, et cet acte engage. Ce que promet le fournisseur, chiffrement, absence de réutilisation pour l'entraînement, serveurs européens, relève d'un engagement contractuel pris envers vous. Il ne change rien à ce qui est sorti de l'étude, et il n'a pas été négocié par la personne dont les intérêts sont en cause.
Précisons donc ce que nous ne faisons pas : nous ne vous dirons jamais ce que vos règles professionnelles autorisent, ni où passe la limite dans un cas donné. Cette appréciation vous revient. All-in Solution est dirigée par Margot Allin, juriste : nous savons lire une exigence de confidentialité et la traduire en contrainte technique vérifiable. Nos repères sur ce terrain sont réunis sur la page IA et droit.
Aucune ne consiste à faire produire du droit par une machine. Toutes raccourcissent le temps passé à mettre en ordre des informations que vous détenez déjà.
Ces fourchettes sont des ordres de grandeur, jamais des engagements. Le volume réel varie selon votre domaine d'activité, la taille moyenne de vos dossiers et l'organisation déjà en place.
Prenez deux logiciels qui résument un dossier de la même manière, avec la même interface. Le premier envoie vos pièces vers les machines d'un prestataire. Le second effectue le même calcul sur un appareil posé dans vos locaux, sans qu'aucune ligne du dossier ne franchisse la porte. La fonction est la même. L'acte ne l'est pas.
La question utile à poser à un fournisseur n'est donc pas « que faites-vous de mes données », mais « où sont-elles traitées, et qui y a matériellement accès ». La première appelle une promesse, que vous devrez croire. La seconde appelle une réponse vérifiable, seule opposable à un client qui s'interroge.
Le choix n'est pas binaire pour autant. Une partie du travail ne touche aucune information couverte : mettre en forme un document type, préparer une présentation interne. Pour ces usages, un service en ligne courant convient et coûte moins cher. La séparation se fait tâche par tâche, pas une fois pour toutes. Ce que change une installation sur place est exposé sur la page IA locale et sécurisée.
Selon l'Office fédéral de la statistique, 43 % de la population suisse avait utilisé une application d'IA générative au printemps 2025, et 79 % chez les 15 à 24 ans. Ce sont les classes d'âge de vos stagiaires et de vos collaborateurs les plus récents. Le risque n'est pas une hypothèse : il est déjà entré dans l'étude, par le poste de travail ou par le téléphone personnel.
L'interdiction générale est la réaction naturelle, et la moins efficace. Elle ne supprime pas l'usage, elle le rend invisible. Le collaborateur qui fait reformuler un paragraphe cessera de le mentionner, et vous perdez la seule chose qui vous protégeait : savoir ce qui est fait, avec quel outil, sur quels dossiers. Un usage clandestin ne se documente pas, donc ne se défend pas.
La démarche qui tient est plus modeste : dire ce qui est admis, ce qui ne l'est pas, pourquoi, et fournir un outil convenable pour les usages admis. Cela suppose de former les personnes plutôt que de leur adresser une note de service. Notre formation à l'IA est facturée séparément et peut être commandée seule.
La communication de l'avocat obéit à des règles professionnelles que vous connaissez mieux que nous. Chaque formulation destinée à votre site passe donc sous vos yeux avant publication, et rien n'est mis en ligne sous votre nom sans votre validation.
Un site d'étude n'a pas besoin de grand-chose : qui pratique, dans quels domaines, à quelle adresse, dans quelles langues, comment obtenir un rendez-vous. Cela tient sur peu de pages, chargées vite et lisibles depuis un téléphone. Nous n'écrivons ni témoignages de clients, ni annonces de résultats obtenus, ni classements, ni superlatifs. Le reste relève de vos règles, pas de nos préférences graphiques. Les modalités figurent sur la page création de site web.
La question ne se règle ni par un oui ni par un non. Elle dépend de la tâche, de l'outil et de ce qui y est déposé. Une tâche qui ne fait intervenir aucune information couverte pose peu de difficultés. Dès qu'une pièce du dossier entre en jeu, la réponse tient au lieu où le traitement s'effectue et aux personnes qui y ont accès. L'appréciation finale vous appartient, et le cas échéant à votre autorité de surveillance. Elle vous appartient précisément parce que c'est votre responsabilité qui est engagée, jamais la nôtre : c'est la raison pour laquelle nous éclairons le choix sans jamais le faire à votre place.
Nous ne pouvons pas trancher cette question à votre place, car elle touche à la relation de mandat et à vos règles professionnelles. Nous observons seulement que les études qui l'abordent le font en amont, au premier entretien ou dans la convention d'honoraires, plutôt qu'au moment où un client s'en inquiète. Et c'est là que les études ayant opté pour une installation locale disposent d'un argument que les autres n'ont pas : elles peuvent en faire état auprès de leur clientèle.
Non. Il écarte un point précis, la sortie des pièces hors de l'étude, et laisse entières les questions d'accès interne, de traçabilité, de sauvegarde et de durée de conservation. Un appareil mal administré dans vos murs n'offre pas de garantie supérieure à un service extérieur correctement tenu.
L'audit passe en revue les tâches de l'étude et sépare celles qui supportent un outil extérieur des autres. Le premier entretien téléphonique est gratuit et sans engagement, et la conclusion peut être de ne rien changer.